13.07.2006

Lancement de la grande opération caritative de l'année

Parrainez une gentille post-doctorante pauvre et orpheline. Vous obtiendrez de ses nouvelles tous les mois et parfois quelques photos floues, prises de loin. Vous pourrez correspondre avec elle et parler de ses recherches.

Mieux que Rox et Rouky, parrainer un petit post-doctorant pauvre, c'est lui assurer une vie meilleure et de fréquents retours en France où elle pourra préparer son recrutement dans le corps des maîtres de conférences.

Parrainer un chercheur pauvre, c'est aussi lui permettre de vivre une sexualité harmonieuse avec son doudou qui pourra la voir plus souvent. Vous lui permettrez encore de visiter une bibliothèque universitaire, nager avec les dauphins, rencontrer Howard Zinn, dîner au faculty club de Harvard, habiter dans une chambre digne…

Autant de demandes imaginatives et stimulantes auxquelles vous pourrez répondre et dont vous pourrez vous glorifier après de votre famille ou dans les dîner mondains.

Parainage scolaire

Un témoignagne reçu hier... de Monsieur et Madame M. de Paris. Un témoignage poignant qui nous a poigné.

(librement adapté de http://www.enfantsdumekong.com/a/parrtemoignages.php)

"Nous parrainons depuis deux ans la petite xxxxx. Frimousse sympa, yeux bleus, cheveux bruns. Elle a 32 ans comme notre aînée.
Au début, nous avons agi sur un coup de cœur. "Parrainez un jeune chercheur pauvre et partagez son espoir dans ses publications". C’était le slogan. Il nous a accroché par sa simplicité.
Aider au séjour post-doctoral d'une chercheuse française, nous n’y avions pas songé. Mais c’est tellement simple, tellement évident, ça crève les yeux.
Un coup de téléphone. Envoi de documentation. Chèque de parrainage. Hop ! Nous voilà parrain et marraine. Nous recevons le dossier de xxxxxx. Elle est française, issue d’une université pauvre de la banlieue parisienne. Les villes ont leurs pauvres ici comme ailleurs.

Nous sommes heureux de réaliser un geste efficace.
Première lettre de xxxxxx. Nous avons les larmes aux yeux. Sa lettre (traduite du français académique en français) est délicieuse. Nous ne rêvions pas de l’Amérique, mais nous plongeons dedans : « Mes révérés parrain et marraine ». Et sa photo devant son université nous foudroie. Un sourire modeste, mais confiant. Le ministère des Affaires étrangères refuse de donner des bourses pour les Etats-Unis. Elle survit grâce à de petits contrats dont rien ne dit qu'ils sont reconduits d'un mois sur l'autre et vit à la merci d'un agent-comptable redoutable.

Camille, notre fille tombe sur la photographie. Nous sommes gênés, nous ne lui avons pas du tout expliqué de notre démarche.
Alors s’ensuit avec Camille une longue série de questions-réponses, et c’est elle qui veut écrire. Trois mois plus tard, nous recevons de nouvelles photographies. Camille a envoyé la sienne. Nous sourions de cet échange de lettres, de cet échange du cœur qui change notre vie.
Alors voilà, nous comprenons que notre parrainage c’est bien plus que quelques dizaines d'euros versés chaque mois. C’est une aventure du cœur. xxxxxx est une « sœur » pour Camille. Elle pourra, lorsqu'elle sera maître de conférences, l'aider à avoir de meilleures notes. Nous parlons d’elle. En vacances, il faut toujours trouver la carte postale qui va le mieux raconter la région de France où nous nous trouvons et qui lui donnera l'envie de revenir. Et Camille écrit comme jamais elle n’a écrit de sa vie.

Voilà trois ans que l’aventure dure. xxxxx  est présente dans chaque pièce de la maison. Elle s’est classée première de sa classe cette année, sur trois mille cinq cents chercheurs. Nous avons tenu à lui offrir un petit cadeaux : le billet d'avion de ses rêves.
Camille attend la photo !"

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